
par Alex Türk, Président de la CNIL
Les applications du Web 2.0, notamment les réseaux sociaux, font exploser le nombre d’informations personnelles accessibles sans limitation de durée sur Internet. Les photos de soirées arrosées ou de vacances en bikini sont mises en ligne sur Facebook. Des plaisanteries plus ou moins douteuses, des opinions politiques, des préférences sexuelles ou des relations privées sont affichées sur des blogs.
Pour de nombreuses personnes et notamment pour les jeunes, la notion d’intimité est brouillée par celle de non-culpabilité : ce n’est pas parce qu’on n’a rien à se reprocher que l’on doit tout montrer ! A douze ou quinze ans, il est difficile de se projeter dans le futur et d’imaginer les conséquences désastreuses que pourrait avoir la diffusion de ces informations quelques années plus tard.
L’information mise en ligne sur une personne aujourd’hui n’a pas vocation à demeurer fixe et intangible, alors que la nature humaine implique, précisément, que les individus changent, évoluent, se contredisent même. C’est pourquoi la CNIL se félicite du débat actuel sur le « Droit à l’oubli » puisqu’il conditionne l’exercice de la liberté d’expression dans notre société qui se numérise rapidement.
En s’associant avec Internet sans crainte et le serious game 2025 exmachina, la CNIL souhaite sensibiliser les jeunes générations à un usage responsable et vigilant de l'Internet. Alors, « Avant de publier, je réfléchis! »
2025. Depuis trois décennies, les gens publient des données personnelles qui s’accumulent sur les réseaux. Ces traces du passé pourraient refaire surface et les rendre vulnérables. En remontant le temps sur les réseaux, les Net Detective peuvent les aider à retrouver la maîtrise de leur identité et mettre dénicheur.net hors d’état de nuire. Tu es l’un d’entre eux. Le 1er épisode, parrainé par la CNIL, aborde les réseaux sociaux...
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Que faire pour empêcher son futur employeur, son voisin, sa famille de consulter des photos ou des textes mis en ligne il y a plusieurs années et que l'on préférerait voir disparaître ?
Le droit à l’oubli devrait permettre qu’une fois terminée la consultation des moteurs de recherche ou de réseaux sociaux, Internet ne conserve pas nos données personnelles, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Ce droit réunirait deux libertés fondamentales : la liberté d’expression et la liberté de se contredire, de changer d’avis. En deux mots, le droit à l’oubli, ce serait obliger les réseaux à oublier ce que l’on a pu faire dans le passé...
- Se poser les mêmes questions que celles que vous vous poseriez dans la « vraie vie » lors de la diffusion de données personnelles sur internet.
- Prendre conscience que la maîtrise des informations publiées sur internet dépend avant tout de soi. Donc que la meilleure façon de vous protéger c’est de faire attention à ce que vous publiez.
- Prendre le temps de lire les Conditions Générales d'Usages avant de s' inscrire sur les réseaux sociaux. C'est ardu, mais c'est important !
- Sécuriser son compte sur les réseaux sociaux en prenant le temps de paramétrer correctement son profil.
- Modérer ses propos sur les blogs, les forums, les « murs » Facebook, dans les « Tweets »…
- Eviter de publier des photos de soi qui pourraient se révéler gênantes.
- Ne pas publier de contenus qui pourraient nuire à autrui, ni de photos/vidéos sans autorisation. En cas de doute, se mettre à la place de celui auquel cela arriverait...
- Vérifier régulièrement ce qui est publié vous concernant sur le web.
- Utiliser si possible un pseudonyme que vous communiquerez uniquement à vos proches.
- Ne pas communiquer ses mots de passe et veiller à ne pas en choisir de trop simples.
En savoir plus sur www.internetsanscrainte.fr et www.jeunes.cnil.fr
Le 9 février, c'est le Safer Internet Day
sur le thème " Tu Publies? Réfléchis."
Retrouvez tout le programme sur www.internetsanscrainte.fr








